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Famille de Luzy

Kaki, bleu horizon, rouge garance : les uniformes de l’armée française

Savez-vous que cela fait à peine trois siècles que les soldats français portent un uniforme ?
Auparavant, ils ne portaient pas de vêtement distinctif. Il faut dire que l’on combattait à l’arme blanche, et donc que l’on se protégeait sous une armure, en cuir ou en métal. C’est sur le bouclier qu’étaient peintes les armes, qui permettaient de connaître l’identité du porteur, et de son camp.

Sous le règne de Louis XIV, la nécessité d’un uniforme s’est faite sentir, pour faire naître plus facilement entre les combattants d’un même camp le sentiment d’appartenance à un même parti, et petit à petit chaque régiment s’est doté d’un costume qui lui était propre.
A cet époque les uniformes étaient de couleur vive, pour permettre d’identifier un soldat de loin et au milieu de la fumée des combats : on combattait alors au fusil, et un coup de feu produisait un mètre cube de fumée. Les uniformes ont évolué, ont changé de style, mais sont restés de couleur vive jusqu’à la Première Guerre mondiale : pensons à la capote bleu horizon et au pantalon rouge garance de nos poilus !

Cependant, la façon de faire la guerre avait changé, et les uniformes sont devenus plus discrets, couleur Terre de France, afin de permettre à ceux qui les portent de mieux se camoufler, de se cacher aux yeux de l’ennemi.
Nombreux sont mes aïeux qui ont porté un uniforme, que ce soit pendant leur service militaire ou au cours d’une carrière militaire plus longue.

Le Fort de l’Ile Pelée, Cherbourg, où Joseph de Luzy a servi plusieurs années

Je pourrais vous parler ici de Louis Alfred Monjon (1880-1955), mon arrière-arrière-grand-père qui était capitaine de réserve, et qui prêtait ses képis à ses petits-fils, ou encore de Armand François Calixte de Pina de Saint-Didier (1827-1883), le premier de mes ancêtres dont je possède une photo en uniforme.

Je vous parlerai plutôt de Joseph de Luzy (1746-1831), un de mes cousins né au milieu du XVIIIème siècle, et qui a servi la France par les armes, en tant qu’officier du génie, de la fin du règne de Louis XV à la chute de Napoléon. Il a sans doute porté un certain nombre d’uniformes différents, plus ou moins chamarrés, mais ce dont je veux vous parler aujourd’hui, ce sont ses décorations.

En 1789, il reçoit, sur ordre du roi Louis XVI, la Croix de Chevalier de l’ordre de Saint-Louis. Elle lui est remise à Tence, berceau de sa famille, par Jean Baptiste de Luzy de Pélissac, son cousin issu de germain.
Il ne pourra toutefois pas l’arborer très longtemps, puisque le 4 août les députés réunis en Assemblée Constituante votent l’abolition des privilèges, et la fin des anciens ordres.
Il continue sa carrière militaire pendant toute la période révolutionnaire, comme directeur des fortifications sur la côte de la Manche.

Désireux de participer de façon plus active au conflit, il fait partie en 1802 de l’expédition de Saint-Domingue, au cours de laquelle il est capturé par les Anglais suite à la capitulation de Cap-Français (aujourd’hui Cap-Haïtien, à Haïti) le 28 novembre 1803. Il est assez rapidement libéré sur parole, dès la fin de l’année 1804, et continue à servir dans les fortifications, sans participer aux combats.

C’est au cours de cette période qu’il sera récompensé par l’empereur de toutes ces années au service de la France, en étant nommé chevalier de la Légion d’Honneur, en décembre 1803, puis officier six mois plus tard. Âgé d’une soixantaine d’années, il est mis en retraite en 1811, même s’il reprend du service lors de la campagne de France en 1813-1814.

A gauche la Croix de Saint-Louis, à droite l’étoile de la Légion d’Honneur

A la Restauration, il retrouve le droit de porter la Croix de Saint-Louis, sans perdre celui d’arborer la Légion d’Honneur : les anciens ordres sont rétablis sans que les nouveaux ne soient supprimés. Je doute toutefois qu’il ait porté les deux en même temps : la grande ressemblance entre ces deux décorations aurait rendu la chose un peu ridicule.
En effet, la Croix de l’ordre de Saint-Louis et l’étoile de la Légion d’Honneur ne diffèrent que par le nombre de branches, le motif en arrière-plan, et le médaillon central.

Dans l’arbre : Joseph de Luzy, fils de Pierre de Luzy, fils de Claude de Luzy de Pélissac, fils de Jean François de Luzy de Pélissac, fils d’Alexandre de Luzy de Pélissac, fils de Louis de Luzy de Pélissac, fils de Claude de Luzy de Pélissac – François de Luzy de Pélissac – Claude de Luzy de Pélissac – Claude de Luzy de Pélissac – Henri de Luzy de Pélissac – Louis Henri Vincent de Luzy de Pélissac – François Gabriel de Luzy de Pélissac – Alexandre François Balthasard de Luzy de Pélissac – Gabriel de Luzy de Pélissac – mon arrière-grand-mère – ma grand-mère

2 réponses sur « Kaki, bleu horizon, rouge garance : les uniformes de l’armée française »

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