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Famille Castella Famille Nautiacq

Au lavoir

Lorsque les vêtements sont portés, ils s’abîment et se salissent. Il faut donc en prendre soin, les entretenir, et les laver.
Avant l’invention de la machine à laver, le linge était lavé à la main. Il s’agissait d’une opération longue et fatigante, effectuée le plus souvent par les femmes. A la campagne et dans les milieux ruraux, les femmes de la maisonnée s’assemblaient pour laver le linge de tous. En ville, surtout dans les milieux aisés, ces tâches étaient confiées à des personnes dont c’était le métier.

La lessive – RMN-Grand Palais – François Vizzavona

Dans tous les cas, les opérations étaient les mêmes : il fallait d’abord faire tremper le linge pour détacher la saleté. Parfois, selon l’état du tissu et sa fragilité, on pouvait même le faire bouillir. On mélangeait à l’eau un produit nettoyant, cendre, potasse ou autre savon.
Ensuite venait l’opération la plus fatigante, qui se déroulait au lavoir ou sur les bords d’un cours d’eau. Il fallait finir de détacher la saleté et l’enlever du tissu. Pour cela, le linge doit être battu et rincé, d’où la nécessité d’un point d’eau courante.
Après l’essorage, pendant lequel le linge est tordu pour en ôter le plus d’eau possible, vient le séchage : le linge est étendu en plein air, de préférence dans un endroit ventilé. Les vêtements et les draps sont étendus dans un pré ou pendus sur une corde à linge tendue pour l’occasion.

Le lavoir est un lieu où les femmes se retrouvent et discutent, dans le bruit des coups de battoir et de l’eau qui coule. Parfois, des disputes ont lieu, et on peut en venir aux mains. Est-ce à l’occasion d’une dispute qui a dégénéré en querelle plus violente qu’est décédée en 1813 une de mes aïeules, Catherine Nautiacq, comme le raconte ma cousine Bérénice ?

Cinquante ans plus tard une autre de mes ancêtres a exercé le métier de blanchisseuse, et a eu le lavoir d’Axat comme lieu de travail : il s’agit d’Anne Castella, qui a fait l’objet de mon défi #genealogie30. Après la mort de son père Jacques Castella, et avant d’obtenir un bureau de tabac à Ganges quelques années plus tard, elle a été blanchisseuse pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants. Elle devait sans doute louer ses services auprès des familles les plus aisées de la ville d’Axat.

Dans l’arbre : Catherine Nautiacq – Catherine Pambrun – Catherine Bernettes – mon arrière-grand-mère – mon grand-père
Anne Castella – Marie Madeleine Castella – mon arrière-grand-mère – ma grand-mère

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