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XXX – Point de croix, point lancé, quelles broderies préférez-vous ?

Si la broderie peut être un métier, je n’ai trouvé aucun de mes ancêtres dont ce soit le cas.
Mais je ne doute pas que nombreuses sont mes aïeules à avoir tiré l’aiguille pour orner un vêtement, une nappe, un drap, de broderies splendides.

Autrefois, il était de bon ton qu’une jeune fille sache broder, c’était un élément important de l’éducation des filles, quel que soit leur milieu social.
Pour celles issues des milieux plus simples, savoir broder signifiait que leurs vêtements seraient ornés, et seraient différents de ceux des autres filles du village : le choix des tissus et des coloris était réduit, de même que la façon dont on coupait les vêtements.

Il n’y avait que les broderies qu’elles réalisaient elles-mêmes qui permettaient aux jeunes filles, et aux femmes ensuite, de ne pas porter exactement les mêmes habits que leurs compagnes. Si les vêtements de travail, portés quotidiennement dans l’accomplissement des tâches de chaque jour, n’avaient pas besoin d’être ornés, ceux que l’on portait le dimanche et les jours de fête se devaient d’être les plus beaux.

Pour les femmes d’un milieu plus aisé, il n’était pas nécessaire de broder soi-même ses vêtements pour porter des habits ornés, qui n’étaient d’ailleurs pas toujours réservés au dimanche. La broderie était un art, qu’il fallait maîtriser pour montrer que l’on savait avoir une activité manuelle, faire preuve de sa dextérité et de son habileté à manier l’aiguille sur des tissus qui pouvaient être précieux et demander du soin.

La Brodeuse – Isidore Patrois – RMN Photo

Quel que soit le milieu social de ces femmes, elles ont sans doute, au moins celles qui savaient écrire, réalisé un abécédaire : c’était une tradition dans de nombreuses régions de France, qui permettait montrer que l’on savait son alphabet, et que l’on maîtrisait la broderie. Ces ouvrages étaient souvent conservés de génération en génération, mais je n’en ai trouvé aucun : peut-être sont-ils chez des cousins, ou ont-ils été perdus ?

Cela ne m’empêchera de penser à toutes ces femmes qui m’ont précédée, et dont souvent je ne connais que le nom ou presque, et de les remercier, puisque sans elles je ne serais pas là aujourd’hui.

3 réponses sur « XXX – Point de croix, point lancé, quelles broderies préférez-vous ? »

le tricot était plutôt dans la famille par nécessité ou par plaisir. Qu’en à moi, je lui ai préféré … le point de croix. Je ne laisserais pas de marquoirs ou samplers à ma fille et petites-filles mais pas mal de broderies transformées en coussins, boites, cadres et autres. Ma fille brode un peu lorsqu’elle a le temps et je vais essayer d’initier mes 3 petites (eh oui 3 petites-filles) mais pas sûr qu’elles soient « manuelles »
violine

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