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Famille de Luzy

Mais qui est Tante Mimi ?

Quand je pense à la guerre de 1870, je pense immédiatement à cette grand-tante, que l’on appelait tante Mimi, et qui, dans les années 1970, parlait encore des Prussiens pour désigner les Allemands.

Mais je ne sais rien d’autre d’elle, si ce n’est qu’elle vivait alors dans la région de Beaurepaire (Isère) et qu’elle avait des chèvres qui entraient librement dans le salon, empli de meubles anciens.
Au début, je pensais qu’il s’agissait d’une tante de mon arrière-grand-mère, et qu’elle était tout enfant lors de la guerre de 1870.

J’ai donc cherché les sœurs des parents de mon arrière-grand-mère : son père, Gabriel de Luzy de Pélissac (1857-1932) a une demi-sœur, Marthe (1844-1924), et deux sœurs, Hélène (1856-1922) et Marguerite (1861-1961).
Sa mère, Françoise de Pina de Saint-Didier (1869-1950), a également une demi-sœur, Joséphine de Ponthus (1853-1932), et deux sœurs, Marcelle de Pina de Saint-Didier (1868-1927) et Suzanne de Pina de Saint-Didier (1875-1932).

Une seule pouvait correspondre, Marguerite de Luzy, épouse de Jean de Thelin (1843-1902), mais elle vivait à la fin de sa vie dans l’Aude, et non en Dauphiné. Et puis, après vérification auprès de Papa qui m’a raconté cette histoire, tante Mimi vivait encore après 1965.

Je commençais donc à chercher parmi les cousines germaines de mon arrière-grand-mère laquelle pouvait être tante Mimi, et donc à lister les enfants des frères et sœurs des parents de mon arrière-grand-mère.
Gabriel de Luzy de Pélissac avait un demi-frère, Imbert (1842-1917) et une demi-sœur Marthe (1844-1924), deux sœurs : Hélène (1856-1922) et Marguerite (1861-1961) et quatre frères : Henri (1859-1943), Alexandre (1860-1860), Louis (1861-1880) et Hugues (1865-1938).
Françoise de Pina avait également un demi-frère Gustave de Ponthus (1856-1922), une demi-sœur, Joséphine de Ponthus (1853-1933), et deux sœurs, Marcelle (1868-1927) et Suzanne (1875-1932).
A l’exception d’Alexandre et Louis de Luzy et de Marcelle de Pina, tous s’étaient mariés, ce qui me laissait présager d’un nombre important de cousins…

L’arbre du cousinage entre tante Mimi et mon arrière-grand-mère

Je m’attelais toutefois à ce travail de titan, mais je profitais également de quelques jours en famille pour découvrir de vieux albums photos retrouvés au grenier. Dans l’un d’eux se trouvaient également des documents, et c’est ainsi que je suis tombée sur une enveloppe qui portait comme titre : Speech d’Elisabeth de Luzy, 23 avril 1949, dit jubilaire. Je m’empressais de lire cette lettre. En arrivant à la signature, je poussais un cri de joie : la lettre était signée Mimi.

L’enveloppe de la solution

J’avais donc retrouvé tante Mimi, qui était à l’état civil Marie Françoise Aloysia ‘Elisabeth’ de Luzy de Pélissac. C’est bien une cousine germaine de mon arrière-grand-mère, la fille de son oncle Hugues de Luzy. Elle est née le 24 mai 1899 à Pact (Isère) où résidaient ses parents, à 5 kilomètres au sud de Moissieu-sur-Dolon (Isère) berceau de la famille de Luzy depuis le mariage de Claude de Luzy de Pélissac avec Françoise de Fromenteau de Bresson en 1653.

Son père Hugues est le dernier frère de mon arrière-arrière-grand-père. Né en 1865, il s’engage dans l’armée en 1885, et y sert pendant 10 ans. Il s’installe ensuite à Pact, et se marie en septembre 1897 à Cambounet sur le Sor (Tarn), village natal de son épouse Henriette de Limairac (1868-1931), d’une famille de la région de Toulouse qui a compté au moins un capitoul (de 1147 à 1790, la ville rose était dirigée par huit membres élus qui se réunissaient au Capitole et que l’on nommait ainsi capitouls). Le grand-père de cette dernière, Charles Antoine de Limairac (1770-1847) était d’ailleurs mainteneur de l’Académie des Jeux Floraux, société littéraire fondée en 1323 à Toulouse, et qui perdure encore aujourd’hui !

Tante Mimi sera la seule enfant du couple. Elle ne se mariera pas, et passera toute sa vie en Dauphiné, participant aux événements familiaux où elle retrouvait ses cousines, mon arrière-grand-mère et ses sœurs.
Le 23 avril 1949, un dîner est organisé pour ses 50 ans, ce sera l’occasion de la lettre qui m’a permis de découvrir qui elle était.

Quand à la raison qui la faisait parler des Prussiens plutôt que des Allemands, près d’un siècle après l’unification de l’Allemagne, dans une région qui n’avait pas été annexée, ni vécu l’occupation lors de la guerre de 1870, et alors que ses parents eux-mêmes étaient trop jeunes pour avoir des souvenirs de cette guerre qui ne les avaient pas concernés, je ne la connais pas.

Dans l’arbre : Elisabeth de Luzy de Pélissac est la fille d’Hugues de Luzy de Pélissac lui-même frère de Gabriel de Luzy de Pélissac – mon arrière-grand-mère – ma grand-mère

4 réponses sur « Mais qui est Tante Mimi ? »

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